Biographie.

Révélation Lyrique de l'ADAMI 2018, Deuxième Prix au Concours International de Chant Baroque Pietro Cesti à Innsbruck et Deuxième Prix au Concours de Chant de Nîmes en 2017,

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la mezzo soprano Eléonore Pancrazi a déjà, toute jeune, remporté de nombreux prix : en 2013 elle a obtenu le troisième prix au concours Musiques au cœur du Médoc, le deuxième prix en Mélodie française et un quatrième prix en Opéra au Concours de Chant de Marmande, en 2014 le Premier Prix dans la catégorie Opérette et le troisième prix en Opéra au Concours de Béziers, puis les Prix de l’ADAMI et du CFPL au Concours d’Arles, ainsi que le Prix jeune espoir du Concours de l’UPMCF à Paris.

Après avoir étudié le piano et le violon, Eléonore s’inscrit à l’âge de 16 ans au Conservatoire de sa ville natale, Ajaccio, pour y étudier le chant dans la classe de Véronique Giacomoni, et décide d’en faire son métier.

A Paris, elle obtient un DEM des Conservatoires en 2012, et en 2009 elle intègre la prestigieuse Ecole Normale de Musique Alfred Cortot dans la classe d’Isabel Garcisanz pour le chant, et de Mireille Larroche pour la scène. Sa brillante scolarité est récompensée en 2013 par un Diplôme de Concertiste obtenu à l’unanimité et avec les félicitations du jury.

Parallèlement à ses études, elle s’initie déjà à la scène en interprétant successivement les rôles de Zerlina (Don Giovanni), Berta (Le Barbier de Séville), et Papagena (La Flûte Enchantée) au Festival « Les Nuits d’été de Corté ».

En 2012, elle est admise à l’Académie du Festival d’Aix en Provence en Résidence de Mélodie française, puis interprète le rôle de Hansel (Hansel et Gretel) avec la Péniche Opéra dans une mise en scène de Mireille Larroche, sous la baguette de Takenori Nemoto avec l’Ensemble Musica Nigella. Elle poursuit également une étroite collaboration avec l’orchestre de l’Opéra de Massy (Cherubino dans des extraits des Noces de Figaro, Alto Solo dans le Gloria de Vivaldi...).

L’année 2013 l’emmène aux Folles Journées de la Musique Française au Yomiuri Hall de Tokyo où, sous la baguette de Takenori Nemoto et avec l’ensemble Musica Nigella, elle chante le rôle de Carmen dans une version concert. La même année, elle est admise au Studio de l’Opéra de Lyon, grâce auquel elle interprète le rôle de Jody dans Jeremy Fischer d’Isabelle Aboulker, ainsi que la Tasse Chinoise, la Mère et la Libellule dans l’Enfant et les sortilèges en novembre 2016.

Son éclectisme musical et sa curiosité artistique la conduisent à intégrer la troupe de la comédie musicale La Belle et la Bête, mais elle n’oublie pas pour autant que son monde demeure celui de l’Art Lyrique et continue parallèlement à donner des récitals à la Salle Cortot, à St Remy de Provence et interprète la Deuxième Dame dans La Flûte Enchantée au Festival de Marmande.

En 2014, elle est admise cette fois à l’Académie de l’Opéra Comique de Paris. Pendant cette saison riche en récitals divers et en Master Classes, elle aura l’occasion d’être la doublure du rôle du Prince Orlofsky dans La Chauve Souris dirigée par Marc Minkowski, et d’interpréter le rôle de Louise dans Les Mousquetaires au Couvent, repris en décembre 2015 à l’Opéra de Toulon.

Au printemps 2015, elle prend part au Falstaff de Salieri, monté par le Théâtre d’Herblay sous la direction d’Inaki Encina Oyon, dans le rôle de Mrs Slender, à la création de Cent miniatures de Bruno Gillet avec la Péniche Opéra, puis à la Master Class des Noces de Figaro de René Jacobs, dans le rôle de Marcellina, à l’Abbaye de Royaumont.

L’année 2016 est un tournant important dans la carrière d’Eléonore puisque, après avoir participé à la version concert de Werther au Théâtre des Champs Elysées, dans le rôle de Kâtchen, aux côtés de Juan Diego Florez et Joyce Di Donato, elle aborde les rôles d’Orena et Téria dans la nouvelle création de L’île du Rêve de Reynaldo Hahn au Festival « Musiques au Pays de Pierre Loti » et au Théâtre de l’Athénée à Paris, sous la direction de Julien Masmondet, puis le rôle de Concepcion dans L’Heure Espagnole et de la Ciesca dans Gianni Schicchi à l’Opéra de Nancy et enfin celui de Barberina dans Les Noces de Figaro à l’Opéra de Toulon. Cette saison sera également marquée par une Master Class « Répertoire baroque français » avec Christophe Rousset à l’Abbaye Royaumont.

2017 sera l’année de la prise de rôle de Cherubino dans Les Noces de Figaro à l’Opéra de Clermont-Ferrand puis au Festival de St Céré, rôle repris en décembre 2018 à l’Opéra de Massy. Mais elle marque aussi le début d’une importante collaboration avec l’Ensemble « les Talens Lyriques » de Christophe Rousset dans La Descente d’Orphée aux Enfers de Charpentier au Festival de Musique Ancienne de Bâle, qui sera suivie en 2018 d’une participation en tant que Mezzo Solo au Requiem de Campra à la Philarmonie de Paris puis à la Cathédrale d’Oslo. Cette année se caractérise aussi par un double engagement à l’Opéra de Tours : dans L’Homme de la Mancha, Eléonore interprète les rôles de Maria et Ferminia, et dans Rigoletto celui de Giovanna. En décembre 2017, Eléonore retournera au Théâtre des Champs Elysées pour reprendre le rôle de Berta dans Le Barbier de Séville « jeunes talents », sous la direction de Jérémie Rhorer et dans la mise en scène de Laurent Pelly.

Parmi ses prochains engagements, citons les rôles de Varvara (Katia Kabanova) à l’Opéra de Nancy, Dinah (Trouble in Tahiti de Bernstein) au Théâtre Impérial de Compiègne, au Festival Musiques au Pays de Pierre Loti et au Théâtre de l’Athénée, le Prince Charmant (Cendrillon) au Festival de Glyndebourne puis en tournée avec le Glyndebourne Tour, Orphée (Orphée et Eurydice) à l’Opéra de Clermont-Ferrand et Orsini (Lucrezia Borgia) au Théâtre du Capitole de Toulouse.

Le répertoire d’Eléonore Pancrazi s’étend de la musique baroque à la musique contemporaine, à laquelle elle a été initiée par le compositeur Hélène Rasquier, dont elle a interprété bon nombre de ses mélodies, ainsi que la partie alto lors de la création de son Requiem à l’Eglise St Ferdinand à Paris en 2014.

En dehors du répertoire français, auquel elle a été initiée par la soprano Anne Marie Sanial et qu’elle a beaucoup travaillé à l’Opéra Comique, du Bel Canto et de Rossini que sa voix agile sert avec virtuosité, Eléonore affectionne particulièrement la mélodie étrangère (anglaise, russe, tchèque…) et le répertoire du Lied allemand.

En avril 2018, Eléonore participera également à la création de l’opéra contemporain « Manga Café » de Pascal Zavaro au Théâtre Impérial de Compiègne, au Festival Musiques au Pays de Pierre Loti et au Théâtre de l’Athénée.

Eléonore a eu l’honneur de travailler avec Janine Reiss, Inva Mula, Felicity Lott, François Le Roux, Jeff Cohen, Nadine Denize, Mireille Alcantara, Ludovic Tézier, Jean Paul Fouchécourt, Jean François Lapointe, Leontina Vaduva, Christiane Eda Pierre, Chistophe Pregardien, Ian Bostridge…. Et a l’immense plaisir de collaborer régulièrement avec l’Abbaye de Royaumont grâce à laquelle elle a pu suivre plusieurs Master Classes et participer cette année à un concert Britten au Musée d’Orsay avec la pianiste Madoka Ito et à un récital de musique russe à la Seine Musicale avec la pianiste Sarah Ristorcelli.

Eléonore Pancrazi est aujourd’hui conseillée par Susan McCulloch et Raphael Sikorski.